Le trouble est commun autant à la nature qu’à l’homme

Ils décrivent un état d’agitation, d’inquiétude, de confusion. Une eau, un ciel, un regard se troublent, une personne peut également sembler troublée, l’amour nous trouble…

Les troubles anxieux peuvent prendre différentes formes et avoir un impact important sur la vie quotidienne. Ils comprennent notamment les phobies, les attaques de panique et le trouble panique, le trouble obsessionnel-compulsif (TOC), l’anxiété généralisée ainsi que le trouble de stress post-traumatique. Ces difficultés peuvent entraîner une souffrance importante, des évitements, une perte de confiance en soi ou une limitation progressive des activités personnelles, sociales ou professionnelles. Les thérapies cognitives et comportementales ont démontré leur efficacité dans le traitement de ces troubles.

L’anxiété chronique, les évitements répétés, le perfectionnisme ou la peur de l’échec peuvent progressivement entraîner un sentiment de découragement, une perte de confiance en soi et parfois un état dépressif. Les thérapies cognitives et comportementales permettent d’identifier les mécanismes qui maintiennent ces difficultés et de retrouver progressivement une vie plus riche et plus satisfaisante.

Les difficultés de sommeil peuvent prendre différentes formes : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes fréquents, sommeil non réparateur ou réveil précoce. Elles sont souvent associées à des préoccupations persistantes, à un niveau élevé de tension ou à des difficultés émotionnelles qui perturbent la récupération et le bien-être au quotidien.

Les addictions peuvent prendre des formes variées : tabac, alcool, jeux d’argent, téléphone portable, réseaux sociaux ou autres comportements répétitifs. Avec le temps, ces comportements peuvent devenir un moyen privilégié de gérer le stress, les émotions désagréables ou certaines difficultés de la vie quotidienne. La thérapie aide à comprendre les mécanismes en jeu et à retrouver davantage de liberté face à ces comportements.

Les troubles du comportement alimentaire requièrent généralement une prise en charge spécialisée et pluridisciplinaire. Lorsque cela est indiqué, je peux intervenir en complément des autres professionnels impliqués afin d’aider la personne à mieux faire face aux difficultés psychologiques associées, telles que l’anxiété, la dévalorisation de soi ou certaines difficultés relationnelles.

Les difficultés relationnelles et émotionnelles se développent souvent progressivement au fil des expériences de vie. Pour faire face à certaines situations douloureuses, à des émotions intenses ou à des besoins insuffisamment pris en compte, chacun met en place des stratégies d’adaptation qui peuvent parfois devenir rigides ou peu efficaces avec le temps. Ces modes de fonctionnement peuvent alors entraîner des difficultés dans les relations aux autres, l’image de soi ou la gestion des émotions, et avoir tendance à se renforcer au fil des expériences. La thérapie permet de mieux comprendre ces mécanismes et de développer des façons plus souples et satisfaisantes de faire face aux difficultés.

Vous n’êtes pas seul(e)!

Voici quelques chiffres éclairants sur la fréquences des difficultés psychologiques en France :

  • La maladie mentale et les troubles psychiques touchent près d’1/5 de la population, soit 13 millions de Français (données OMS)
  • En 2022 un tiers des personnes interrogées présentaient un état anxieux ou dépressif et une personne sur dix déclarait avoir eu des pensées suicidaires dans l’année (enquête COVIPREV de Santé publique France  2022),
  • La dépression est l’un des troubles les plus répandus puisque qu’elle concerne environ 15 à 20 % de la popu- lation générale, sur la vie entière (données Inserm)
  • Le suicide est la première cause de mortalité entre 15 et 35 ans (Ministère de la Santé Publique).

Qu’est ce qu’un trouble psychique?

Les troubles psychologiques tels que désignés ici font référence au DSM V (Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles mentaux). Ils désignent l’ensemble des maladies ou affections mentales qui perturbent le comportement d’un individu.
S’y trouvent associées des représentations parfois difficiles et des émotions diverses comme la peur, la honte, le dégoût ou la tristesse.
Celles ci ne sont pas surprenantes compte tenu de diverses raisons allant de notre condition humaine à des raisons plus circonstancielles comme la pression qui existe de la part d’une société à normaliser le comportement humain ou l’impact de la technologie sur notre qualité de vie.
Heureusement, si je puis dire, la reconnaissance de la faillibilité de l’homme (ou de la femme) est perçue comme étant de plus en plus acceptable et les troubles psychologiques sont de plus en plus mis sur le même plan que les troubles physiologiques ce qui rend plus légitime et « acceptable » de venir consulter.

Pourquoi utiliser des catégories pour penser la souffrance psychologique?

Pour répondre à des objectifs de recherche, de formation et dans un souci d’harmonisation des expériences cliniques, les troubles psychiques ont été répertoriés et décrits dans le DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) qui est régulièrement modifié dans le but d’améliorer nos connaissances. Nous en sommes actuellement à la version V. Il en existe d’autres comme la CIM.
En tant que psychologue, il me parait nécessaire de s’y référer afin de bénéficier d’un cadre et des dernières recherches dans le domaine concerné tout en gardant à l’esprit que son existence ne peut s’entendre que par rapport à une culture, une société et un environnement qui édicte des règles normatives et donc exclusives par essence. Un tel, labellisé schizophrène ici sera guérisseur là-bas, un autre au trouble de la personnalité obsessionnelle pourra faire un excellent employé mais aura des difficultés relationnelles dans le cadre familial etc…
En tant que praticien je me réfère donc à cet outil et aux troubles répertoriés pour rechercher informations, dernières recherches et techniques innovantes mais je garde à l’esprit que chaque individu est unique et que personne n’est réductible à un trouble. Ce répertoire est à prendre pour ce qu’il est, un modèle théorique tentant de rendre compte du hors norme, du hors fonctionnel, cherchant à ordonner ce qui est éminemment complexe et labile.